Voeux 2018

J’ai fait un rêve. PAUILLAC ma ville, rayonnait par sa splendeur, sa magnificence, sa beauté, son activité, son attractivité, son autorité.

Sur les quais, les passants vaquaient à leurs occupations, les touristes déambulaient à la recherche de souvenirs, s’installaient à la terrasse des cafés, rêvassaient.

La rue Aristide Briand, où grouillaient chalands et badauds devant les vitrines des magasins, s’étirait jusqu’à la place de l’église où l’on pouvait trouver tous commerces pour satisfaire les besoins de chacun.

Enfin! une ville heureuse.

Hélas! le réveil fut difficile.

Quelle tristesse!

Aujourd’hui, on peut constater que les touristes ne restent pas à PAUILLAC, que les quais sont déserts, que les commerçants sont à la peine, que la zone industrielle est en friche, que le port est envasé…

Les commerces du quotidien ont disparu. En premier lieu desquels: les commerces de bouche. Pas de boucher, ni de charcutier dans le bourg, plus de poissonnier, pas d’épicier…

A l’exception du cinéma, les bâtiments communaux sont laissés à l’abandon: salle des fêtes, marché couvert, presbytère, église, cimetières, cosec, logements de gardiens, mairie, halle couverte, centre culturel, tribunes de stades, vestiaires de La Garosse…

Selon le dernier recensement, PAUILLAC a subi une baisse de 0.9% de sa population, preuve, s’il en fallait encore une, de son inexorable déclin.

Certains diront que c’est la faute de la conjoncture, de la baisse de l’activité économique, de l’arrêt de la production de l’usine SHELL (il y a 32 ans)! Le cycle infernal.

Lorsqu’on est un responsable avisé, les problèmes doivent être anticipés. La réactivité doit être immédiate. Les réalités regardées en face. Et les solutions doivent être efficaces et appropriées.

C’est pour ces raisons que la gouvernance doit l’emporter sur la gestion du quotidien.

Permettez-moi de clore mon propos en vous disant que le pessimisme est de raison mais que l’optimisme est de volonté. L’optimisme, c’est le refus de la résignation, le contraire du fatalisme.

L’avenir n’est pas une fatalité. PAUILLAC sera ce que nous déciderons d’en faire, dès demain, et ensemble.

Choisissons donc d’agir, faisons que ce rêve devienne réalité.

En attendant des jours meilleurs, recevez, Chères Pauillacaises et Chers Pauillacais, mes meilleurs voeux de santé, de bonheur et de prospérité pour cette nouvelle année.